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À l'aube, quand les paupières
Lourdes des éclats nocturnes
M'aident à oublier l'hier
L'éclat du fracas, des rêves diurnes
Se posent, automates abrutis
Sur tes vers, sur tes mots
Le braquage du noctambule inédit
Retrouve tes caresses, ta peau
Et je souris, et je rêve
Malgré les termes, les reliques
Notre amour, notre sève
Sur pause, sous l'étique
Je te rêve, je tremble et je souris
Malgré le cœur percé
À chaque strophe, mon amie
Mon amour mon aimée
Et tu survivras. Aux minutes,
Aux éclats d'insanités
Loin du cœur je bute
Après les cauchemars, nos étés
Ton sourire me rejoint
Et tes cils,
Et tes mains
Sur le bitume, sous la ville
Métronome sensoriel
Au rythme des sens
Que tes yeux, clairs réveil
Du gouffre de ton absence
Madone, je t'attends
Et je me prépare
Chaque jour, gratuitement
Pour notre départ
Le sublime réfugié
Dans le creux du choix
La simplicité
De l'espace entre tes doigts
Je t'attends
Je t'attends
Je t'attends
Envers et contre toi
Contre le temps
Sans d'autre choix
De tout moi
Je suis prêts
Depuis longtemps
Ouvre les yeux, je me tais...
Et que vienne notre saison
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