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Vous m'avez fait souffrir volage créature
N'ai-je pu tempérer cette intime brûlure
A tout autre degré, moins malheureux peut-être
J'eusse été, mais je suis ce que je devais être
Larmes, tombez comme une aride pluie qui rejaillit sur le rocher
Que nul rayon du ciel n'essuie, que nul souffle ne vient sécher
Point d'âpres cauchemars ou de rêves épileptiques
Seuls les affres pareils aux ciels des triptyques
Pourquoi la terre tremble, et pourquoi la mer gronde
Quel pouvoir fait enfler, fait décroître son onde
Aimez l'amour qui joue au chaud soleil des peintures
Celui qui déroule au ciel la tresse et les ceintures
Éclate l'harmonie étrange au rythme bref
Que la harpe sublime de sons en relief
Toi, le monde encore ignore ton vrai nom
Esprit mystérieux, mortel, ange ou démon
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