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La Madone disparue
À cessé de chanter
Et dans chaque rue
Se meurt l'été
Peut-être a-t-elle,
Décidé sans raison
Que l'écho éternel
Ne quitterait plus son giron
Que le ciel,
Tout bleu de vide
Ne méritait pas ses ailes.
Il périclite, aride.
Mais serait-il possible
Qu'un mauvais génie,
D'une voix inaudible
Sans qu'elle ne se méfie
Ai appuyé sur l'erreur
En y mettant les mots
Et que pour notre malheur
Elle ait posé le boisseau
Sur la musique des syllabes
Et des métaphores,
Sur les sens inexplicables
Entre autres trésors...
Peut-être est-il permit
D'imaginer, sans l'oser
Qu'un peu de magie
Se nourrit de baisers
Que loin de ce qu'on aime
Plus rien ne nourrit
Que le bonheur se sème
Et se récolte avec lui
Peut-être pas
C'est en équilibre
Que l'éclair foudroie
L'émotion qui vibre
Me porte jusqu'à toi
Madone...
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