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La vie ne finit pas en queue de poisson
Trois cent mois, trois sans moissons
Autres que celles du bonheur
Trois sans moi alcool perturbateur
Je ne vendange plus les heures
Je ne fermente plus le malheur.
Trois cent mois le vingt-deux
Même plus peur du vingt-deux
Les v'la car moi je peux souffler
Sans faire semblant d'être essoufflé
Vingt cinq années d'abstinence
Vingt cinq années de délivrance.
Neuf mille cent trente et un jours
Que je vois là la vie sans abat-jour
J'ai cessé de fuir cessé de survivre
Pris mon destin en main pour vivre
Fini le temps ou je diluais ma volonté
M'évadant dans des ivresses éhontées
Aujourd'hui et pour toujours je fais face
Je ne tais plus rien ni ne fais volte face.
Je suis à jamais sur mon trente et un
25 ans révolus que je ne fais plus qu' un
Que j'ai noyé mon double ni plus ni moins
Dans cette dernière bière au Bois d'Oingt.
Trois cent mois que je suis redevenu moi
Bois sans moi ça ne me cause plus d'émoi.
Neuf mille cent trente et un jours
Neuf, me suis remis à neuf pour toujours.
Mille neuf cent quatre vingt douze
A Letra j'ai enfin quitté la louze
Ce vingt deux avril et ce dernier verre
Depuis jamais l'alcool ne m'a pris à revers.
Trois cent mois de résilience et de plaisir
Trois cent mois que la chance j'ai su saisir.
La Mouche 22/04/2017
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