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Toc, toc, toc, l'automne frappe à la porte
Déjà il va me falloir remiser mes shorts
Bientôt les feuilles flétries au vent s'envoleront
Alors chemises, pantalons, pulls nous enfilerons
J'aurais voulu t'offrir, te réchauffer d'un été indien
Que des rayons de soleil dardent sur ton quotidien
Mais ce matin rien ne se risque à percer la grisaille
Et un gros spleen déchire mon humeur à la cisaille
Les oiseaux, le vent se sont tus, tout est silence
La pluie n'est pas encore là et elle s'en balance
Il me manque tant de choses que je me sens vide
Je regarde à travers la fenêtre, frissonnant et livide
Mais comme soeur Anne je ne vois rien venir
Et la solitude m'ennuie de mes heures à venir
Elle me ronge mes envies, tarit mes aspirations
Et même pour écrire j'en perds mes inspirations
Je ne pense qu'à retourner au lit et à m'emmitoufler
Dormir pour créer des rêves sans jamais s'essouffler
C'est l'automne mais je veux du bonheur du chaud
Sans avoir à cuisiner mes histoires sur un réchaud
Toc, toc, toc, l'automne frappe à la porte
Pourtant va falloir que je m'habille et sorte
Sorte de ma torpeur, sorte de ma langueur
Quand les minutes s'égrènent en longueur
Toc, toc, toc, l'automne frappe à la porte
Mais bouge-toi les fesses, que t'importe !
Balaie tes toiles d'araignée tes idées noires
Tombées de je ne sais quel septembre noir
La vie est là dehors qui t'attend d'habitude
Alors qu'attends-tu pour changer d'attitude ?
Qu'importe les saisons qu'importe le temps
Casse le baromètre, bloque-le sur beau temps
La clé des champs est à l'intérieur de toi
Et va donc le crier partout sur les toits !
23/09/2015
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