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Souvent je te regarde avec désinvolture
J'ai tant rêvé de toi, de frôler tes froufrous
Que je m'étonne encore, en voyant ta parure
Que l'impossible amour s'ensoleille entre nous
Ton charme désarmant, ma plume en est jalouse
Car tous ces mots, vois-tu, sans toi ne serait pas
La beauté de ton corps, mes ciselés, l'épouse
J'y puise l'ambroisie aux sources de tes bras
En admirant le jour sous tes cils en dentelle
Je comprends mieux pourquoi mon cœur n'a fait qu'un tour
Et je voudrais ce soir pour t'honorer ma belle
Allumer un grand feu pour fondre à ton entour
La volupté des vers, la braise incandescente,
L'avril de l'encrier, que mérite tes yeux
Je trempe dans la rose une liesse odorante
Pour faire un beau bouquet tendre et mélodieux
Pour toi j'irai cueillir l'édelweiss romantique
Et je te bercerai d'un poème éternel
En cherchant chaque nuit la parole authentique
J'inventerai des mots que le bonheur appel
De jolis chants d'oiseaux sur des gammes de harpe
Et je te couvrirai de diamants et d'or
D'une vague de fleurs te couvrant d'une écharpe
Je t'écrirai encore à l'instant de ma mort
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