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Je voudrais fondre l'or, inventer la tendresse,
Inspirer l'alouette au chevet du printemps
Pour que son chant joyeux émeuve tes tympans,
De mon cœur délicat recréer la caresse
Du bonheur exaltant que le plaisir confesse
Pour éclairer tes jours de brasiers insolents,
En louant tes beaux yeux, tes cheveux fascinants
Émerveillés de fleurs, quand mon élan s'empresse
Ainsi que le silence aux ailes du moulin
Pour sourdre ma ferveur du soir jusqu'au matin
Tel un fragile écho que la liesse remplie
En élevant mes vers au sommet de ta tour
Pour qu'ils deviennent lyre en ton âme ravie,
Soleil en ta mémoire, oh, mon fidèle amour.
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