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Petite bafouille rédigée pour le maître de stage de Fabien en 2002 et sa suite :
Le temps s'écoule au goutte à goutte
Et ronge son plombier de mille doutes
Sa fuite sans fin l'a déjà atteint
Le réveillant parfois au petit matin
Quand son corps meurtri s'ébranle
Tandis que ses genoux s'en branlent
Dommage, dommage pour Maître Terrail
Qui voudrait de sa vie tordre les rails
Pour colmater la fuite odieuse du temps
Et retrouver ses jambes de vingt ans
Car son "arpète" a soif de trouvailles
Et compte bien le poursuivre au travail
Il lui souhaite néanmoins un bon anniversaire
Avec ses voeux vraiment les plus sincères. . .
Treize ans plus tard le Maître a quitté Paris
Mais l'arpète de la ZUP a lui réussi son pari
Le petit rilliard avait bien mauvaise réputation
Pour un fils de fonctionnaires pas de compassion
Dans le monde un peu fermé des compagnons
L'arpète a surmonté les quolibets et les grognons
Et rend depuis hommage chaque jour à Terrail
Par la qualité de ses œuvres et de son travail.
Comme l'artiste il use de son art l'ouvrier artisan
Et du travail propre et bien fait, reste un partisan
Cet homme est mon fils, je suis fier de son parcours
D'autant qu'à l'école on lui infligea les pires discours
On nous le condamnait sans autre forme de procès
Ces mauvais pédagos devraient ravaler leurs excès !
Mais combien de mômes condamneront-ils encore ?
Car tous n'ont pas les ressources de leur donner tort.
La Mouche 15/10/2017
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