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Oh, je voudrais ce soir, à l'ombre de ta robe,
Me fondre sur ta chair, m'unir à ta beauté,
M'inspiré de tes yeux que la lumière enrobe
Pour conquérir ton âme et ton sourire ailé
A l'heure incandescente apprends-moi sous la lampe
Cet instant merveilleux où nos gestes d'amour
frôlent la volupté sur le drap qui s'estampe
Pareil au crépuscule où s'incline le jour
Offre-moi ton visage au charme incomparable
Plus pur que le cristal, plus doux que le nectar
Pour ceindre dans ton cœur la liesse inoubliable
Enrubanné de fleurs, des roses de Ronsard
Soit mon plus grand bonheur, le feu qui me pénètre
D'un souffle de soleil couvre-moi de frissons
D'un baiser langoureux fait ployer tout mon être
Et pose sur mon front le parfum des moissons
A mesure que la flamme abandonne l'alcôve
pour renaitre en nos mains et resplendir d'or pur
Laisse-moi caresser sous la nuisette fauve
Ton fabuleux bijou dans son palais obscur
Tout meurt autour de nous, sauf l'amour véritable
Une aubépine en fleurs devient notre encensoir
Avec le bercement l'étreinte mémorable
Une larme en tes yeux arrive à m'émouvoir
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