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Ma présence n'est pas ici,
je suis habillé de moi-même,
il n'y a pas de planète qui tienne,
la clarté existe sans moi.
Née de ma main sur mes yeux,
et me détournant de ma voie,
l'ombre m'empêche de marcher,
sur ma couronne d'univers
Je suis seul sur cette chaise
avec le vide autour de moi
je ne ressens ni froid ni braises
pour moi le monde n'existe pas
Dans le grand miroir habitable,
miroir inversé, mouvant, brisé,
où l'habitude sans surprise,
crée l'ennui, à tour de rôle !
Ce n'est rien qu'un froissement d'ailes
une agonie douce en plein coeur du songe
qui fait que je rêve par intermittence
d'un autre univers que celui qui me ronge !
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