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Ne me reproche pas de trop livrer mon cœur
Si je ceins tes cheveux de l'unique couronne
Si j'évoque ton corps, si mon âme claironne
C'est que mon front déborde en mirant ta splendeur
Je ne cacherai rien de ta sainte grandeur
Ni d'un silence clair, ni du mot de Cambronne
Je subis l'or du ciel tant ma plume rayonne
Au faîte de tes yeux je cueille chaque fleur
Rassemblant en bouquet, la rose et l'ancolie
Et compose pour toi de la joaillerie
Tels ces alexandrins que je lis en rêvant
Quand s'avance ma main, je sens frémir mon être
Et des vagues d'amour, donc je ne suis plus maitre
Submergent mon esprit, d'un plaisir incessant
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