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Le ciel est rose ainsi que la joue d’un enfant.
Le vent va-t-il demain déferler sur novembre,
Et s'engouffrer dans les souvenirs de la chambre
Où les parfums régnaient sur l’amour triomphant ?
Peut-être serons-nous dans un épais brouillard
Cherchant aveuglément le chemin de l’asphalte,
N’ayant plus d’autre choix que de faire une halte
Dans la lumière opaque où se perd le vieillard.
Aurons-nous de la pluie? Nous ne le savons pas.
Et les gouttes du ciel où ton ombre s’efface,
Ruisselleront comme des larmes sur ta face,
Livrant au vieil oubli la trace de tes pas.
Ou de la neige et ses copeaux de firmament,
Quand le froid fait trembler nos mains, grincer nos hanches ;
Mais sur nos dos courbés, meurtris, nos têtes blanches,
Nul ne verra jamais un plus beau vêtement.
Toi, tu t'en es allée. Mais moi, suis-je vivant ?
Les rayons du soleil qui déchirent les nues,
Te laissent découvrir des terres inconnues,
Sous un ciel rose ainsi que la joue d’un enfant.
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