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Un jour, peut-être
Un jour sûrement,
Sur l’horizon vert
Sous les cieux arrogants
Loin des mains volages
Et des bouches amères
Après les naufrages
Après les cathéters
Une paume s’ouvrira
Pour accueillir l’orage
La tempête des émoi
L’amour loin des outrages
Délicate elle saura
Allumer l’aube... indéfiniment
Accueillir sans tracas
Mes nuits, sauvagement
Alors sans appui, aucun
Et le vent sur les paupières
Pouvoir offrir, sans écrin
L’amour comme une prière
Ouvrir sans cérémonies
La cage aux faiblesses
Au soleil des insomnies
En faire des caresses
Se dévorer à demi-mots
La vie comme un songe,
Les déposer sur sa peau
Pour que la lune s’allonge
La nuque délicate
Et les yeux chafouins
Perchée ou à quatre pattes
Elle, moi, sa main.
Un jour, Peut-être...
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