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Aussi loin que se déploie l’ombre nue
Sur le parcours formidable que la lune caresse
L’épiderme gelé retrouve avec peine
Une chaleur immaculée au fil des poèmes
La toile esquisse sous les ratures distendues
Une semblant d’espoir ou d’armistice
Selon les angles de vues
Mais encore et toujours coule le même sang
Celui-là même, force et faiblesse
Incapable de trouver ses ailes
Les coudes sur la table
Sans cesse
Dévoreur assidus d’espaces contingents
Que l’âme éperdue noie de faux semblants
Sang d’opale dans son écrin brunit
Les banderilles cousent au fil du temps
Une voile
Pour que le souffle, autrefois court et haletant
Aujourd’hui seul mais puissant
Emporte sur les nuées le désir insatiable
Hors des sentiers battu,
Le toucher, Impalpable
Et, les rêves au bout des doigts
Loin des foules sentimentales,
Et ardentes
Les étoiles comme un toit pointent le cap
Dans l’immensité opaque
Le destin s’énonce en silence
Quand le fracas du temps oublie qu’il le contemple
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