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Le soleil sur une épaule
Pour que s’agite
Le drap d’or et d’émeraude
Derrière lequel tu t’abrites
Et tu danses
Et tu ris
Sur la cote offusquée
En lames indiennes
Les vagues et la marée
Vont et viennent
En mal d’une obscurité
Que le charme ravi
Elle frappe sans entrer
Sous les astres ébahis
Et tu chantes
Et tu souris
La nuque délicate
Coquillage ciselé
Échec et mat,
Un sourire esquissé
Et tu trembles
Et te méfies
Le pendule au plafond
Sous la tente d’albâtre
Seul bruit de fond
Le silence vient s’abattre
Et tu t’avances
Et nous pleurons
Les mains jointes, retrouvailles
Se baisent de mille façons
Et parcourent en colimaçon
Le désir qu’elles égrainent
Douce danse
Douce nuit
Voilé par l’orage
Le ciel sans retenu
Laisse entendre un présage
Loin de toute vertu
Le feu au bord des lèvres
Lors que brûle le halo
Rejette sur la grève
Un mot vide sans grelot
Le soleil sur les cendres s’élève
Loin des vagues, des sursauts
Retour de lame, fin de trêve
Et je tremble, sans un mot
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