|

Point besoin de bijou pour être la plus belle,
Quand ses yeux aux longs cils couvent des perles d'or,
Un féroce désir en mon être martèle
Qu'il n'est pas une fleurs du Midi jusqu'au Nord
Qui ne puise égaler cette infante d'Asie,
Qu'une plume angélique associe au soleil
Sont visage est semblable à mai quand l'embellie
Enlace les sous-bois d'un bel anneau vermeil.
J'aime pardessus tout son prélude au sourire,
Un trait au coin de l'œil contresigne en premier
L'auguste volonté de sagement séduire ,
Puis sa bouche fleurie et mon âme perd pied,
Quelque chose de doux exalte la tendresse
Une force immuable en moi vient définir
Ce que mon cœur bénit d'une intime caresse
L'idéale beauté que rien ne peut ternir,
Devant la volupté de sa tendre risette,
En buvant le miel pur de l'exquise liqueur
Sous les myrtes sacrés me voila donc poète,
Me donnant quelques droits à la course au bonheur.
Le front pâmé de fleurs son amour me submerge,
Je voudrais le clamer, l'écrire en merveilleux,
Sur un lit de beaux vers la plénitude émerge,
Mourir pour un baiser, peut-on souhaiter mieux.
|