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Le cœur enserré
D’entraves translucides
Inaccessible prisonnier
A l’ombre du suicide
Aucun écho ne traverse
Les murs toujours blêmes
Le silence sans cesse
Du pareil au même
Quelques sens subsistes,
Soumis au bonheur hybride
C’est écrit rien ne résiste
Aux burins trop timides
Sous les reflets pâles,
Immobiles geôliers
L’histoire s’étale
Juste là, sous les pieds
Loin des cendres et du fracas
Sous l’impossible miroir
C’est ici, caressé par le froid
Que s’est laissé choir
L’Amour
Le désir, insatiable tortionnaire
Pointe sans détour et de tout ses doigts
L’échappée pathétique, l’horizon plat
Et se grime en visionnaire
Il chuchote plus ou moins bas
Qu’un jour peut-être
Le mur argenté tremblera
juste ici, ou bien là
Le sourire enjôleur il désigne,
Ganté de velours et masquant son émoi
Un cou de cygne,
Une jolie petite voix
Rauque
Et le cou se brise
Et la voix s’envole
L’horizon s’amenuise
L’espoir s’affole
Et chute.
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