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J'aime la paix des champs quand le soleil décline
Que le clocher au loin égrène l'angélus
Et qu'un souffle attendri en s'allongeant, incline
La nappe des moissons honoré par Phébus
Au parvis de la nuit la terre s'abandonne
Sous l'archet des grillons au baiser du couchant
Comme un vaisseau doré le feuillage frissonne
Lissant sa chevelure aux caresses du vent
Mêlant mon vague à l'âme aux ors allégoriques
Ma fibre romantique accorde à ma raison
L'enchantement des fleurs, des ombres nostalgiques
Déjà les chants du soir illuminent mon front
Et la sérénité sur la plaine repose
Parmi les blonds épis l'heure est au souvenir
Et mon rêve s'attarde avec l'apothéose
Du beau ciel étoilé qui vient s'épanouir
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