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Mes vers seront les fleurs honorant ta beauté,
Quelque chose de fin, de doux et de sincère
Confondant ton regard au charme de l'été;
Les lauriers de ton front à jamais légendaire.
Je rêve de te dire en mots évanescents,
D'une voix de mésange avec la grâce émue,
Un merveilleux couplet aux couleurs du printemps
En pénétrant ton coeur d'une force absolue.
Il émane de toi, les flammes du soleil,
L'or des ruisseaux d'avril lutinant la ramure,
La douceur de la rose à nul autre pareil
Que la tendresse atteint bien avant la brûlure.
Lorsque le jour se meurt sur tes yeux insoumis,
Je voudrais te chanter combien mon âme t'aime;
Tout s'éclaire pour moi, lorsque tu me souris,
Quand ta bouche mutine égrène un long poème.
Ton image en mon for est comme une ombre sœur,
En caressant mes sens elle affole mes veines;
J'aime ton teint de rose à la tendre pâleur
Possédant l'idéal des fines porcelaines.
Je vois naître le soir en songeant à tes yeux,
A tes jolis iris où l'aube se reflète
Et rien n'est plus ardent que cet étang soyeux
Où s'enveloppe d'or la plume du poète.
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