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Le soleil au couchant laisse une traîne d'or
Seul, je reviens ce soir au seuil de notre histoire
Un sentiment profond, angélise mon for
Qui retrouve la rose en pillant ma mémoire
Caressant mon esprit, l'intime avènement
Pénétre ma ferveur, j'éprouve un vague à l'âme
En exhument les fleurs du merveilleux présent
Ce bouquet de printemps reste mon oriflamme
Le trésor de l'amour, l'idéale bonté
Opale du ruisseau franchissant dans sa course
Le lit vert du sous-bois sagement ombragé
Pour reprendre à rebours le chemin à sa source
Une haleine en secret exhale autour de moi
L'odeur de l'aubépine à son âme fidèle
Ainsi qu'une aile d'or, sur mon front pur s'accroît
Un souffle de moisson qui me porte vers elle
M'enivre de pollen aux portes de la nuit
Comme un beau livre ouvert, aux pages romantiques
Des contes éternels que l'amoureux écrit
Je reprends le sentier des fleurs mélancoliques
C'est au pied du vieux chêne à l'ombre de ses flancs
Que je revois tes yeux, ton image émouvante
Je reviendrai encore où dorment mes seize ans
Ainsi l'amour, le vrai c'est un oiseau qui chante
Ce premier rendez-vous je ne l'oublierai pas
https://youtu.be/dUQ0wYIlUow
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