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Sans trop savoir pourquoi mais sans l'ombre d'un doute
Bien avant de te voir je te savais déjà
Quelque chose en mon for sachant ce qu'il en coûte
Savait qu'un frisson d'or éblouirait mon drap
C'est bien en ton honneur que j'écris cette lettre
En évoquant ton nom un plaisir inconnu
Sans cesse se prélude au profond de mon être
Pour célébrer ton front je mets mon cœur à nu
Si tu pouvais savoir à quel point je t'adore
N'en doute point ma fleur, ma joie est de t'aimer
Ca j'en fais le serment, sans autre métaphore
"Amour" jamais ce mot ne pourra mériter
Plus bel ambassadeur que ta ligne parfaite
Avec ton corps d'infante aux vaporeux contours
La grâce du printemps frôle ta silhouette
Du lever au coucher je t'aimerai toujours
Ton charme m'accompagne et j'ose te l'écrire
Je ne suis rien sans toi , comme l'abeille d'or
A besoin de la fleur pour fondre son empire
Il faut à mon bonheur le havre de ton port
Je n'ai pas d'autre quête en toi coule ma vie
En toi sourdent mes jours, je te dois cet aveu
Je t'aime infiniment, le cœur à l'incendie
Les yeux brûlés d'amour, quand dans l'ombre se meut
La flamme de ton corps au combien généreuse
Quand ton regard épouse avec ténacité
Les courbes de mon âme où l'attirance creuse
Un abîme profond, fleurit de volupté
D'érotiques tourments, que mon désir implore
A tes premiers accords quand ta voix est en fleurs
J'entends un rossignol au chant qui me dévore
Quelque chose de beau côtoyant les splendeurs
Ainsi en plein été quand la brise s'enroule
Aux blonds cheveux des blés, tout l'océan du Nord
Déferle sur ma peau puis se lève la houle
Et toute ta beauté m'offre ses ailes d'or
Cette nuit j'ai rêvé d'une étreinte éternelle
De ton rythme à mon rythme elle oscillait en nous
La tendresse soufflait d'une vague si belle
Que je voyais sur toi des milliers de bijoux
Le frisson de tes seins dans mon âme s'impose
Sur le dais de tes mains je coucherai mon cœur
Sous tes cils ajourés quand la douceur se pose
Un archet joue en moi la chanson du bonheur
Sais-tu que chaque soir quand ton iris me cloue
Ton regard dans mon cœur affole ma raison
Que la rose en bouton que ta bouche dénoue
Refleurira toujours quelque soit la saison
Et même en mes vieux jours je t'aimerai encore
Je te dirai ma chère en caressant ton bras
Même en ne disant rien tu pourras voir éclore
De mes doigts amoureux un bouquet de lilas
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