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Je ne saurais guérir de l'odeur pastorale
Loin des chemins pailleux, mon esprit est ailleurs
Empreint par la blondeur de la terre ancéstrale
J'ai besion d'horizon et de fines pâleurs
De soleil miroitant qui donne à l'aubépine
Son pastel émouvant quand l'été refleurit
De foin et de blé d'or que la brise, dandine
De silence sacré que le pinson trahi
Hosanna des sous-bois, extase de l'enfance
Ce qu'il me fut donné de voir et d'écouter
Restera dans mon coeur, ce bonheur de faïence
Sent la fraise et le vin, le bon épi doré
Quand revient les beaux jours, sans l'ombre d'un nuage
Mes vallons sont en fleurs et remplit de soupirs
Et les bois embaumés distillent leur ombrage
Pour la douceur des nids et des doux souvenirs
Comment ne pas aimer le charme d'une église
Assaillit de moineaux, que le soir attendrit
Juste avant que la nuit d'une ombre l'angélise
A l'heure où le berger sagement s'assoupit
Ou bien les prés brumeux, aux pages de l'automne
Qui donne aux simples fleurs le charme des bijoux
Cependant qu'au sous-bois une source chantonne
En récitant des vers aussi triste que doux
Quelques gamins joueurs dans la cour d'une école
Miraluceux instants, d'un siècle révolu
Villages fortunés où l'hirondelle vole
Inspirant les quatrains de mon poème ému
Comme un air d'autrefois qui chante dans mon âme
Je voudrais que le jour, bien avant l'angélus
D'un rêve evanescent quand la plaine s'enflamme
Inonde le terroir et n'en finisse plus
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