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Au pays des sapins, des aimables collines
Des légendes d'antan et des dentelles fines
En plein cœur du Morvan, terre de mes aïeux
J'ai découvert le lot d'un terroir généreux
Tout près de ma maison trône une vieille église
Aux vitraux chaleureux, que le soir angélise
Ainsi devant le seuil, un sentiment profond
Caresse mon esprit comme un souffle émouvant
A l'ombre du clocher le temps ouvre ses pages
Est-ce l'âme des morts, est-ce les mariages
Est-ce les amoureux mains jointes à l'autel
Est-ce les malheureux priant pour l'éternel
L'indicible splendeur de la voûte étoilée
Déroble le soleil enclos en ma pensée
Tout pour moi est offrande et possède un pouvoir
Ce qui plait à mes yeux en fait n'est qu'un miroir
Au puit tumultueux de ma mélancolie
Je puisse des serments en toute modestie
Où dort en souriant le portrait de maman
Et mes doux souvenirs sans cesse palpitant
Pour ce nid vénérable en mon for il demeure
De l'amour pour l'ancien, je sais il n'est plus l'heure
Du semeur dans le pré le front offert au vent
Des prières du soir sous le chêne odorant
Pourtant comme un brin d'or, je garde en héritage
L'humble sort de l'humain et l'amour en partage
Ce don de simple vie avec ou sans la foi
Qu'avait mon père, en lui, qui bat encore en moi
Ils savaient nos ainés les campagnes fécondes
J'aime mettre mes pas dans leurs traces profondes
Sur le sol enrichi par les blés plantureux
Et je suis fier d'avoir un coeur humble comme eux
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