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Le soleil darde ses ultimes rayons d'or
Sur les vagues clapotis du vieux port
Tandis que Pornic somnole et s'endort.
Même les haubans jouent le report,
Leur cliquetis s'est tu comme le vent.
Silence, quiétude y gagnent souvent.
Il me revient la douceur de ces heures,
La narine humant le parfum du bonheur.
Ne touchez pas, laissez le soir là s'échoir
Je le regarde tomber de mon p'tit perchoir
Assis sur un amarrage moi j'attends la nuit
Je regarde le calme et jamais ne m'ennuie.
Je m'abandonne me noye dans la sérénité,
Solitaire mais rempli d'amour et d'humanité.
Je suis comme un gosse au spectacle
Vide devant ce trop plein sans obstacle.
Je voudrais tout saisir dans ma mémoire,
Ces ombres condamnées qui se moirent
Dans ce silence ultime et prémonitoire,
Car pour elles c'est la fin de l'histoire.
Elles seront englouties dans l'obscurité,
Alors que je me sens en totale sécurité.
Demain à l'aube, le port va se réveiller
Pour effacer mes souvenirs émerveillés
Sauf que j'ai tout encré et c'est mon ancre
Car j'ai le privilège d'être un vilain cancre.
Les choses me parlent mieux que les livres
Et toujours avec mon imagination je me délivre
Une simple photo de Pornic et je m'évade loin
Puis si tu m'offres Saint Malo je serais malouin.
La Mouche.14/04/2017
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