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A l'heure où tendrement le soir pose son drap
De soie et de vapeur, l'église de Saint-Saulge
Médite longuement, son doux magnificat
Ainsi le bois des nefs que la lumière jauge
Apaise la raison de l'humble promeneur
Que je suis, mon cœur s'ouvre, alors je m'extasie
Dans l'ombre tout se noie et c'est avec bonheur
Qu'aux travers des vitraux, le jour se sanctifie
Au pouvoir des rayons tout droit venu des cieux
Et l'encens s'abandonne au rêve des statues
Sur l'aigle-lutrin le livre merveilleux
Est un cadeau divin, pour les âmes émues
Le regard triste et bon, mains jointes, cœur en paix
J'allais prier enfant à la sainte chapelle
Les yeux noyés de pleurs touché par les versets
J'écoutais l'orateur tant sa voix était belle
Aujourd'hui c'est l'amour qui remplace mon Dieu
C'est un autre chemin, mais le sens est le même
Il faut faire le bien, à toute heure en tout lieu
Je cherche l'idéal pour l'Infante que j'aime
Alors que les rais d'or s'enchantent sur l'autel
Je sens poser sur moi, les beaux yeux du mystère
Ce regard de Marie au charme intemporel
Je l'avoue et de tous, celui que je préfère
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