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Parfois je t'imagine avec un front neigeux
Ta beauté malgré tout en mon âme demeure
Et dans ton beau regard tendrement ombrageux
Je vois poindre une aurore élégamment majeure
Reliquaire naïf, je range ce cliché
Afin de profiter de ta grâce insolente
Ceindre ton front de fleurs et ton buste sacré
Aspire à mon bonheur tant t'observer m'enchante
Ce soir palpite en moi d'authentiques tourments
En caressant ta main, sagement je t'implore
Notre rêve se fonde et remonte le temps
Je bénis la douceur que ton coeur fait éclore
Et l'âge ne fait point à ton corps un affront
Ton visage charmant, ta chevelure noire
T'embellissent si bien qu'ils bercent ma raison
Ce sont là tes trésors avec ta peau d'ivoire
J'ai ce tendre besoin de peindre à mon décor
Les veloutés ombreux, de ta robe légère
Ton corps évanscent, sais-tu qu'il vaut de l'or
Sous le rouge satin tes hanches me sont chère
J'admire dans tes yeux l'âme de ton pays
Au berceau de tes cils une aube se reflète
Ton regard de princesse accueille deux rubis
Et le pouvoir si grand de l'Orient en fête
Le silence entre nous à son charme secret
Point besoin de la voix, le regard sait écrire
Tout l'aveu d'un coeur bon, tout l'or d'un beau souhait
L'agréable moment, que la bouche désire
Un éternel avril, joliment te fleurit
Avec un soin discret ma tendresse se livre
Des soleils et des fleurs traversent mon esprit
Je songe en ton honneur d'écrire un divin livre
Le grand amour sévit toujours nous nous aimons
Je ne sais rien de plus, tout ce que je sais dire
Effeuille les bouquets caresse les moissons
Avec de jolis vers je calque ton sourire
Et quand nous serons morts, nos deux corps au jardin
Redeviendront les fleurs poétisant l'ivresse
Peut-être qu'avec le temps notre riche destin
Deviendra le vécu qui guide la jeunesse
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