|
LES MURS ONT DES OREILLES
Quel bruit sourd, lourd et parfois intense,
N’entendre que le silence si dense,
Les murs reçoivent l’impact des échos,
Ils ont des oreilles pour percevoir l’info.
Cimentés entre elles, les briques font la sourde oreille,
Ne parler à personne des on dit de la veille,
Motus sur la bouche cousue, les murs veulent se taire,
Ils gardent en eux, la vérité pas toujours bonne à dire,
Qui détruisent leurs édifices aux mensonges à maudire,
Aux effets secondaires, aux tremblements de terre.
Quels sons hauts et forts donnent cette onde de choc,
Sur les parois des façades, une lumière sombre d’estoc,
Aux reflets si aveuglant, que les oreilles des murs se dressent,
Aux éclats des paroles, aux cris de détresse et de tristesse.
Les murs ont des oreilles, ils entendent l’impensable,
L’indispensable à ces milliers de grains de sable,
Qui ajoutent la résistance, l’insistance, l’énergie,
Aux joints de ciment, comme un nerf qui surgit,
Une colonne vertébrale, un organe invulnérable.
Cet ouïe, un sens que les murs ont sans pareille,
Aux voix qui s’élèvent et qui écrivent des slogans,
Aux bombes de couleurs qui portent des gants,
Pour donner des éclats si beaux et doux à ces oreilles.
DIDOU écrit le 10 05 2018

|