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J'ai revêtu mes doigts de la plus belle plume
Cependant que mon front en ce jour calme et pur
S'épanche de tendresse et sagement parfume
Dans le charme émouvant des baisers de l'azur
Des vers incandescents en l'honneur d'une dame
Qui mérite cent fois les fleurs de mon jardin
Ainsi je vous le dit mais que serait mon âme
Sans le nid paillé d'or de son moelleux écrin
Mes vers, soyez parfum, ruisseau, tendre langage
Pour offrir à son cœur la rose et le lilas
Ô! mes pétales blancs soyez le simple gage
Le dévouement joyeux de mes mots délicats
Des flèches de soleil arrosent ma prunelle
Quand mes pas me ramène au vert pays natal
Ainsi mes souvenirs pareil à l'hirondelle
Retrouvent le berceau, le merveilleux fanal
Témoin de mon enfance où l'aube et l'or se mêle
Sans cesse joliment, sous les divins atours
Un frisson printanier me couvre de son aile
Qu'il me vient une larme approchant du velours
Auprès de son autel, tant son regard me gâte
Mon front a su garder la douceur de ses yeux
Je sais depuis toujours son cœur est une agate
Reflétant la lumière et la splendeur des cieux
Après tant de bonheur, d'amour inguérissable
Penser à son esprit m'apporte du soleil
Le trésor de sa voix demeure inégalable
Il reste ma chapelle et berce mon sommeil
Je voudrais rendre hommage à son amour fidèle
D'un émouvant message avec des lettres d'or
Tout au fond de moi-même une flamme chancelle
Ma plume la transcrit d'un sentiment si fort
Que la fuite du temps ce soir me fait comprendre
Que chaque heure est eau vive et s'écoule au cadran
A cinq jours de sa fête un ange en moi, veux rendre
Le plus grand des mercis, à ma douce maman
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