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Un livre entre les mains, elle attend à l'orée
Où l'été vient asseoir, l'or sous la frondaison,
prolongeant pour un temps le merveilleux frisson,
Un air plein de senteur pénètre la soirée;
A cette heure Marie est la muse adorée,
Mille rêves d'enfance illuminent son front
Consacrant à son cœur l'amour par la raison,
Comme la prime rose en robe émerveillée,
La flèche d'un rayon transperce ses atours,
Sous l'envoûtant linceul, transparaît ses contours
Bénis de tous les Dieux; le couchant qui s'incline
Semble se recueillir à travers ses joyaux,
Point le moindre défaut dans sa grâce féline,
La beauté de son corps accompagne mes mots.
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