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LE PETIT JESUS EN CULOTTE DE VELOURS
Ce velours si doux au palais, c’est du jésus,
Un jésus e qui crie et nous parle sous la langue,
Telle un fruit apprécie, une douceur de mangue,
Il est si petit avec sa culotte mais grand en dessus,
Il se boit comme de l’eau et devient notre ivresse,
Un millésime aux sarments fougueux en délicatesse,
C’est moi le petit jésus et ma culotte de velours,
Elle se déchire si délicatement jour après jour.
De cuisson si longue que le temps s’évapore,
En buée et en effluve que nos narines dès lors,
Se mettent à bouger en sentant cette culotte,
Voilà qu’elle se déshabille en beurre mousseux de motte,
Ce petit jésus prit le bon chemin sur la croix,
Qui mène vers l’instant magique direct vers la foi,
Une digestion tant susurré par notre estomac.
Le velours de cette culotte, c’est notre jésus si grand,
Boutons de fleurs d’oranger et clous de girofle au tempérament,
Si intense dans cette flore, que l’intestin devient grêle,
Une pluie de saveurs que l’on ne peut occulter,
Et cette culotte pourpre va se faire culbuter,
Au grand plaisir de notre instinct de dégustation,
Elle nous invite à son menu de plats sans hésitation.
Le lendemain d’une cuisson à la température lente,
Le met nous promets un bouquet final fort en attente,
Un gout inimitable que cette culotte de velours,
Une couleur grenat et pourpre d’un amour,
Une piqure d’épicurien et ce n’est pas pour rien,
Que cette expression c’est un petit jésus pour notre faim.
ET VERBUM CARO FACTUM EST (ICI LA PAROLE EST FAITE CHAIR)
Didou écrit le 26 05 2018

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