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Les chênes, à mes pieds éparpillent le soleil
L'ardente canicule, angélique et rêveuse
D'une braise impalpable, écume fabuleuse
Fait frémir les épis, d'un bel éclat vermeil
Et le jour plein d'encens, d'un songe sans sommeil
Attendrit le terroir, la moisson généreuse
D'un langoureux frisson que la brise amoureuse
Par mille enchantements, aux ordres du réveil
Berce royalement, dans sa tunique en flamme
A l'heure où l'alouette écris l'épithalame
Aux pages de l'azur, comme un suprême don
Juillet avec bonheur dans la splendeur, ruisselle
Dans l'air qui s'émerveille au vol de l'hirondelle
Mon cœur est transpercé des flèches d'Apollon
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