|

Au déclin de la vie une aurore vient choir
En mille boucles d'or l'automne à l'agonie
Au devers des sous-bois vient savourer au soir
Le lait caillé des fleurs plein de mélancolie
L'adieu du rossignol m'accable tristement
Au livre de l'antan et la langueur m'oppresse
Car toujours ton amour m'habite infiniment
Mon âme tour à tour pleine d'éther, paresse
Sous le tranquille asile où l'ombre voit le jour
En son cours solennel, il est vrai ma pensée
Ne quitte point l'image et ton corps à l'entour
Doux trésors que j'adore oh ma femme rêvée
Si je pars avant toi, sur l'ultime chemin
Enclos à tout jamais ma limpide tendresse
Ne pleure point mon glas, mais bénis mon écrin
Garde le sens des mots, que ma plume confesse
Et je serai cet arbre où l'ombrage t'attend
Consacre tout ton temps à vivre l'étincelle
Avec la rose au coeur recherche l'élégant
Et de ces vers aimés libère l'hirondelle
|