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Amoureux de Chopin, ainsi souvent je rêve
D'être ce romantique héros des temps anciens
Tout comme De Musset, que ma plume s'élève
Pour cueillir chaque jour, Le miel des petits riens
L'ineffable douceur plein de mélancolie
Se pâmant de tendresse au soleil des frissons
Des paisibles couchants qu'une larme éblouie
Pour fondre dans son cœur les roses floraisons
Annonçant le sourire au charme impérissable
Cette étincelle d'or caressant le regard
Sous-bois d'enchantement de l'amour véritable
Pour évoquer les mots, les vers, à son égard
Parmi toutes les fleurs, heureux d'être l'esclave
De ce rire d'eau pure émouvant à mourir
Musique merveilleuse élevant chaque octave
Au sentiment profond, d'un monde en devenir
Je serais cet amant révassant sous un arbre
Merveilleusement las, à l'heure du serment
Admirant son château de feuillage et de marbre
Amaré pour toujours au rêve complaisant
Comme un bon artisan le cœur, l'âme à l'ouvrage
Imaginant l'écrit étourdissant les sens
De l'immortelle muse énamourée et sage
Heureuse en son jardin parfumé par l'encens
Afin qu'il soit permis quelque douce influence
De deux astres jumeaux nourris par l'esprit saint
Errant pensif au soir sous un ciel de faïence
Unis par le printemps couronner de satin
D'un coeur louant l'amour, j'aurais pour ma colombe
L'aubade du ruisseau, les dorures d'avril
Confondant le soupir au baiser qui succombe
Le chant du rossignol deviendrais mon babil
Tout ce qui vibre au champ effleurerait ma lyre
Pour combler ses désirs, son regard émotif
Les attraits fabuleux devenant mon empire
En couvrant d'or son corps par un geste instinctif
Je chérirais son nom en la nommant déesse
Dans mon attachement, je vivrais à genoux
Pour y puiser l'extase aux source de l'ivresse
Ses yeux de biche enfant deviendrait mes bijoux
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