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Tel l'ange suspendu, l'auréole suprême
Epouse tes cheveux, d'or pur et de cristal
Heureux, je te regarde, oh! ma divine emblême
Au soleil de mes mots, tu restes sans égal
Il suffit d'un regard frissonnant de tendresse
D'un simple battement de tes cils adorés
Et je daigne chérir ce qu'un rayon caresse
Plus beau que le désir, que les cieux éveillés
Le pouvoir affolant de ta céleste ligne
Et les menus joyaux émerveillant ta chair
L'extase de ton corps qu'une robe souligne
Trésor inestimable à mes yeux et si cher
Qu'un doux plaisir m'étreint, de braise me transperce
Et ce bonheur attise un glaive foudroyant
Dans ce divin transport mon âme se disperce
Au royaume des sens en plein coeur d'un volcan
Je vois tes yeux persans drapés de façon telle
Qu'un long fleuve d'amour s'écoule dans mon coeur
Dans le sillage d'or d'une aurore nouvelle
Ton visage élégant affole ma pudeur
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