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Les braises de l'amour se consument au foyer;
Aux branches de nos mains, ressuscite avec grâce
L'inégalable soif du tout premier baiser
Redorant les épis que le soleil embrasse
La terre refleurie au souffle ambassadeur
Image de l'enfance où douceur des caresses
Au vin de la vendange un éminent bonheur
Distille le parfum de toutes nos tendresses
Un filet d'eau bénite en attente d'un lit
Traverse le présent et s'écoule sans trève
En quête du plaisir, ensoleillant la nuit
Pour donner vie encore au passage d'un rêve
Un battement céleste et renaît la blancheur
Des cerisiers d'avril, la cire des messages
Livrant tout leur secret, comme cloche ne meurt
Captive de l'écho, des émouvants visages
En admirant la source heureuse de tes yeux
Dont les fruits désirés accueillent chaque pose
D'incertaine fortune en exaussant nos voeux
Et le besoin d'aimer, aux pages de la rose
Je mesure aujourd'hui la chance de mes jours
Ta beauté innombrable à boire jusqu'à la lie
Fait chavirer mon corps au pays du velours
Et mérite la plume offerte à l'ambroisie
Ainsi le souvenir éveille en nous des ports
Au moulin de ton coeur j'apporterai l'eau pure
C'est dans tes bras ombreux que chaque soir je dors
Où luit le reflet d'or nimbant ta chevelure
Je dirai le soleil caressant ton regard
La volupté de l'heure au cadran de ta ligne
Afin qu'une éclaircie au classique Lombard
Accompagne ces vers que ta beauté souligne
L'amour ne peut vieillir tant que brûlent les doigts
Au fleuve lent du soir quand la lune s'avance
Ainsi les jours défunts sont bien pareil aux voix
Ils affolent la mer,musiquant le silence
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