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Quand le couchant au soir, dans la chambre déploie
Ses grandes ailes d'or, qu'il pleut mille rubis
Aux courbes de ton corps émerveillé de soie
Qu'une saveur de miel parfume tes habits
Que l'ombre en transparence affole mes prunelles
Je voudrais être un souffle et caresser ta chair
Frôler comme un oiseau tes divines dentelles
Et bercer ton regard en t'inventant la mer
Lorsque s'éveille en toi les roses de l'extase
Condensé de parfums au velours savoureux
Connaitre le pouvoir de ta source qui jase
D'eau vive inapaisée et de cris amoureux
Aux mots exorcisés, de ta voix aurorale
Annonçant la splendeur du moment printanier
Parmi les fruits juteux, que le bonheur exhale
Au prix de chers serments, deniers du chevalier
En ouvrant d'un baiser la nuit éblouissante
Pour que pénètre en nous, tendresse, feu, désirs
Et divins tremblements que la chaleur enfante
Au ciel évanescent des brûlants élixirs
Heureux les bras noués, ivre de jouissance
Au comble du plaisir faire le don de soi
Fleurir ton absolu d'un frisson d'opulence
T'aimer plus que raison et puis mourir en toi
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