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En roulant son or pur aux travers des vitraux
Comme un ultime adieu, le couchant s'éternise;
Sur les roses du vase il neige des joyaux
Fulgurante splendeur, l'esprit saint se précise
Et la clarté laiteuse envahit les vieux bancs
Tout est empreint alors de douce nostalgie
Mainte ligne d'amour se marie à l'encens,
Aux dorures du chœur, que le soir sanctifie
Sur l'autel embellit de quelques épis blonds
S'étalent les objets de la grandeur humaine,
L'étincelant calice à côté des flacons
Réfléchi sur la Bible une lueur sereine
Quelques traits de soleil, au linceul poussièreux
Angélisent au coeur, chaque touche de l'orgue,
Pénétrent l'absolu d'un monde merveilleux;
La flamme où le divin épouvante la sorgue.
A mesure que l'horloge égraine le bonheur,
Que l'ombre redescend sûre de sa victoire,
La vérité s'avance et raconte au rêveur
La lumière cachée au roman de l'histoire
Plus qu'un jour faut-il croire au musicien doré,
Au chant universel, à l'incommensurable
Devenons-nous meilleur en aimant le sacré?
Où ne suffit-il pas d'être juste agréable!
https://youtu.be/EKAggx8KcA0
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