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J'eusse aimé c'est certain parler à votre cœur
Avec ravissement, d'une source féconde
Sous le ciel de vos yeux, comme éclos une fleur
Emperlée au matin que le soleil inonde
D'une main pleine d'or exhaussant votre vœu
Puisant lave au volcan, d'un mot, d'une louange
J'aurais étreint votre âme en caressant d'un feu
Votre émouvant espoir, d'une lettre en échange
D'un souffle adorateur ensemençant l'amour
Gravant sur votre front ma céleste requête
Ainsi d'un geste fou sans faire de détour
De trois mots merveilleux, pour vous conter fleurette
Mes lèvres en douceur auraient d'un long soupir
En frôlant vos cheveux, sussuré "je vous aime"
Empreintant au poète afin de vous chérir
Le sourire des fleurs, l'écriture suprême
Je vous aurais aimé, sans l'ombre d'un regret
N'étant point insensible à vos charmes, j'avoue
Sans pouvoir resister à l'envoûtant attrait
D'un amour insensé que la tendresse noue
Pourtant je vous préviens, n'espérez point du beau
Mon coeur est un moulin immensément fidèle
Ne recevant qu'un cours, ne distillant qu'une eau
De l'aube jusqu'au soir c'est la même hirondelle
Qui touche mon miroir, qui chante sur mon toit
Toute femme subtile est sans doute une rose
Et sentir le velours d'un vert regard sur soi
j'ose vous l'affirmer est une douce chose
Votre sourire est doux, votre rire charmeur
Vous avez la jeunesse et la grâce légère
Vous trouverez un jour le prince ambassadeur
Qui saura vous aimer d'une façon sincère
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