|

Avec les nymphéas couchés sur l'eau qui rêve;
Loin du Rhône cruel aux étranges remous,
J'aime poser mes yeux sur les rives du Doubs,
A la chute du jour mon esprit pur s'élève
Parmi les angélus, j'imagine mon Eve;
En admirant les fleurs je pense encore à vous;
Votre regard brûlant, le ciel en est jaloux;
Noble d'âme, de cœur au calice de sève.
Quand le couchant au soir crible d'or, de saphir
Les aulnes familiers, j'effeuille un souvenir,
Murmurant votre nom à l'ombre millénaire
En versant une larme au spectacle si beau;
Des noces de la nuit rouge coquelicot
J'assiste au long baiser, du soleil à la terre.
|