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Je ne vous connais pas, mais grâce à vos beaux yeux
Vous n'êtes déjà plus, de mon âme inconnue
Puisque d'un seul regard j'ai découverts les Cieux;
Du véritable amour s'il existe statue,
Vous en avez madame au moins le charme exquis
Et l'aube ne luit point d'une beauté pareille,
Rien n'égale vos traits, ainsi je suis conquis,
L'aurore vous sied bien et sans être Corneille
Je puis voir en vos yeux l'inguérissable amour
Ressuscitant les fleurs, cette flamme apaisée
Au magique pouvoir embellit alentour
Et distille trésor, ainsi qu'une orchidée.
Par un simple regard vous me récompensé
Et je céde au bonheur pour l'argent d'un sourire,
Car il brûle en mon cœur, sans même le toucher,
Vous êtes l'Orient, les fils d'or de la lyre;
Vous êtes le rosier que l'aube vient bénir,
Ce calice neigeux que visite l'abeille
Aux premiers jours d'avril, miracle en devenir
Parmi tous les trésors vous êtes <<la merveille>>.
Ce poème à jamais bénira votre nom,
Ce bien modeste écrit, sans être une peinture
Couvrira de soleil, j'espère votre front,
Le mien est bien heureux et en ce jour mesure
La chance incontournable, indigne de vos yeux,
Valant plus d'intérêt, toutefois j'en appelle
Au battement léger de vos cils radieux
Pour absoudre ma joie et ma muse fidèle.
Sous l'habit du désir s'affole mon discours,
L'éclat de votre teint en moi peut faire éclore
L'empire du Levant et sous vos beaux atours;
Vous êtes l'astre d'or et même plus encore.
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