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Sentiers dorés du soir embaumant la noisette
Taillis ceints d'aubépine au tendre crève-cœur
Voici venir l'automne et sa fine pâleur
C'est l'heure de l'adieu, même avec l'alouette
L'amour s'endort au bois c'est le temps du poète
Le temps des noms gravés, nostalgique se meurt
Pourtant flotte en forêt une étrange saveur
Est-ce l'humus, la brume où cette ombre discrète
Emprisonnant les ors sous les arbres obscurs
Il me revient des jours frissonnant de blés mûrs
Ce rire puéril de la source dolente
Alcoolise les fleurs, trouble la volupté
Pour les bouquets d'avril, la moisson élégante
Il nous reste l'herbier, cette âme du passé
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