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Je l’ai bien connu,
Juste à ses débuts
Se tenant bien droit,
Fier comme un roi,
Avec pour seule couronne
Une gomme.
Doucement, il a vieilli
Il a rappetissi
A force d’être taillé
A force de travailler.
Il en a écrit des textes
Courant sur le papier,
Sans complexes,
Animant mes idées.
Mais, il le savait
Que son heure arriverait.
Aujourd’hui, je l’ai rangé,
Dans une boite patinée.
Il a rejoins,
C’est son destin
Moult copains.
Je ne les oublie pas
Tous ces crayons de bois
Qui m’ont donné tant de joies.
J’ai ouvert mon plumier
Sorti un nouveau-né
Grand, droit, élancé.
Je sens que l’on va s ‘aimer,
Une fois apprivoisé.
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