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MADAME CELA VA DE SOIT.
Soit cette dame à l’allure bourru et franchoullarde,
N’a pas que des paroles douces en paillarde,
Elle monte sur ces grands chevaux en gaillarde,
Quand elle proclame et crie cela va de soit.
Soit cette silhouette que l’on reconnait au coin de la rue,
A une démarche bien assurée sans pantoufles de verre,
Une grande pointure, ou son pas s’entend en écho sans verrue,
Celle qu’elle a sur le coin de son rire avec des crocs et des molaires.
C’est une grande dame et cela va de soit.
Soit ses accoutrements vestimentaires aux couleurs bien prononcées,
Sont si voyant que la passage piéton passe vite au vert sans le rouge,
Vous avez dit quoi, un imperméable qui décroche l’orange et qui bouge,
On la voit avec ses bras élancés un parapluie à la main qui gesticule,
Des vas et des viens y, je vais te mettre une mandibule,
Si la prochaine fois vous osez encore défier mon énoncé.
Et cette dame là est si grande cela va de soit.
Soit, cette dame, mesdames, mesdemoiselles et messieurs,
Est une personne forte en remarques et si remarquable,
Que la pluie vient confondre le soleil au plus des cieux,
He oui, elle est branchée sur cent mille volts sur le câble,
C’est une dame cela va de soit.
Cela va de soit, cette dame haute et parfois si basse,
Qu’elle dérobe le pavé en pique assiette et en messes basses,
Elle vous jette un coup d’œil hagard et vous plongez dans le ruisseau,
tel un seau troué par la balle de sa verve si imparfaite que son cuisseau,
Vous met à terre, telle une moquerie qui permet un poil de son poireau,
Des extravagances, des imperfections et là vous êtes sur le chaos,
C’est madame cela va de soit…
Didou écrit le 05 11 2018
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