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Quand la saison des fleurs étendra souveraine
Sa nappe d'émeraude en pays Franc-Comtois
Que l'humble martinet au plumage d'ébène
Retrouvera son nid parmi les villageois
Quand la voix du passé d'une brise légère
Soufflera dans mon coeur le cantique d'antan
Qui monte du terroir mainte fois légendaire
Qui murit la moisson de nos rêves d'enfant
Je reviendrai marcher à l'ombre solennelle
Sous les arbres dorés que le couchant bénit
Pour suivre dans son vol l'admirable hirondelle
Et boire les parfums aux pages de la nuit
Jusqu'aux rives du Doubs les soupirs nostalgiques
Caresseront mon âme à l'ordre d'un besoin
De ces récits que font les vents mélancoliques
Au parvis de l'église en redorant les Cieux
Et les rêves d'amour que l'enfance dessine
J'imprègnerai mes doigts, d'encre, de fleurs, de foin
J'écouterai le cor dans cet amas en ruine
Pour sourdre au fond de moi les beaux champs de sainfoin
En revenant au nid des tendres pâturages
Ainsi la Grâce Dieu puis Consolation
Retrouveront mes pas pour les saintes images
Pour glaner les senteurs, l'or de ma région
J'embrasserai la perle un chef-d'oeuvre la Loue,
Le village de Lods et le miroir d'Ornans
Affolant de beauté que l'eau vive dénoue
Et puis pour mon bonheur s'imposera Bavans
D'abord les rossignols une rue angélique
Et puis le vieux moulin touchant de souvenir,
Le chant de la fontaine au combien romantique
Eveillera des jours pour mon plus grand plaisir
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