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Femme angélique

le mercredi 28 novembre 2018, à 16:42. Posté par plumeflore


    Le vent vient des rosiers et verse son haleine,
    Du vase dans la chambre il neige du soleil,
    Le printemps est si doux c'est presque du Verlaine;
    Une arche se répand sur le bouquet vermeil.

    En dégrafant sa jupe elle a le don de plaire,
    Ce froufrous capiteux, taquine ma raison,
    Je l'aime à la folie et songe à l'adultère;
    C'est un œillet aux dents que j'approche son front.

    Le soir suscite en moi, l'angélique auréole,
    Emaillant de son corps conquérant, enjôleur,
    Cette ligne parfaite où chaque courbe affole
    En touchant à la grâce, à l'or, à la saveur;

    Au nuage du lit que sa chair émerveille,
    Un rayon du couchant s'attarde évanescent
    Et parcours son regard que le désir réveille;
    Devant ce beau bijou c'est le ravissement.

    Couverte seulement d'un amour de chemise
    Je devine ses seins sertis de deux rubis,
    Heureux de savourer cette terre promise;
    Authentique splendeur, œuvre de Dieu sans prix,

    Mon âme s'abandonne et mes doigts s'ensoleillent,
    L'ombrageux Paradis de ses cils palpitants
    Accueille mille oiseaux, sous la lampe vermeille
    Où flâne la candeur de parfums élégants;

    Et l'art si raffiné propice à la tendresse,
    Sur le coussin brodé son visage enfantin
    Que le trouble chéris devient une allégresse,
    Ses cheveux dénoués sur le drap de satin

    Ressemblent à l'hirondelle enveloppant la lune,
    Et je rêve à ses yeux goûtant la volupté,
    Je sens ployer mon cœur certain de ma fortune,
    Une fièvre d'amour, parle d'éternité.

    Tout en elle parait en fleur, en harmonie,
    Ses doigts, son buste exquis, son sourire émouvant
    Reflétant au miroir, fine joaillerie,
    C'est Vénus à l'autel toute habillée en blanc.

    Là-bas loin dans la nuit un rossignol module,
    Sait-il le bienheureux que de même ma voix,
    Echafaude un serment au lac du crépuscule,
    Tout parfumé d'amour, pour son joli minois.

    Toute une vague d'or, comme roses splendides,
    Amoncelle la braise au sommet du volcan,
    Un océan brodé par les dessous limpides
    Vient conquerir mon coeur d'un feu sans précédent?

    En chérissant sa peau, je cueille l'orchidée,
    Puis vient l'embrasement, le plaisir inouï
    De boire un flot d'aurore aux branches de l'orée;
    Ce bonheur de nectar que le présent souscrit.

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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le mercredi 28 novembre 2018, à 17:26
Bonsoir Marc, wow encore une superbe inspiration où l'amour est roi, tellement il est divinement écrit ! J'aime beaucoup les quatre premiers vers où se déroule les saisons. J'adore ; 'Il neige du soleil" ! quelle belle expression ! Mais que dire de tout le reste, c'est infiniment beau ! Vos mots sont habillé de diamants brutes ! j'ai beaucoup aimé ! Quel talent !
Belle soirée cher poète !
Debbie

Rêveuse le jeudi 29 novembre 2018, à 09:29

Bonjour Marc

Quelle ardeur passionnée vous inspire cette muse!!!!
Un véritable "embrasement" toujours superbement écrit !!!!!

merci à vous pour ce cadeau poétique merveilleux!
bonne journée avec mes meilleures amitiés!

liameliavq le mercredi 12 décembre 2018, à 06:50
De tes vers parfaitement poetisés ressort un charme fou et une sensualité folle toute en délicatesse.
Bravo Marc !
Mes sincères amitiés.
LN.

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