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Même le grand Paris du Louvre à Notre-Dame
Ni même la Concorde encore moins les Champs
N'effaceront jamais de mon cœur, de mon âme
Les intimes flambeaux illuminant Bavans
Maintenant que mes jours comptent la multitude
J'éprouve du bonheur de revenir au nid
En revoyant Bel Air, rempli d'incertitude
Pareil au martinet, un regret me trahi
Pourquoi vivre si loin de ce cher coin de France,
De ma rivière aimée et de mes chers parents
De ces coteaux boisés, berceau de mon enfance
Une force m'entraîne à l'école et ses bancs
Je me promets dés lors si le temps me l'accorde
De revenir fouler les sentes de mes bois
De ne plus délaisser dans ma miséricorde
Les proches disparus qui dorment sous la croix
Que d'ombres dans le soir, comme des fleurs écloses
Rayonnent tendrement au creux de mes vallons
Quand me revient au coeur le doux parfum des roses
L'amour de tous ces gens me donne des frissons
Qui peut donc oublier son école primaire,
Les vieux murs endormis de son humble maison
Et les vallons en fleurs du printemps éphémère
Cette odeur de foin mûr à la belle saison
Je ne veux pas dormir loin des berges Comtoises
Sur un tertre ignoré de mon mince savoir
Pas même pour l'écrin des montagnes Niçoises
Point de terre inconnue et j'en fait un devoir
Je veux revoir un jour mes chères hirondelles
Aux faîtes du clocher, plumant d'or mon verset
Pour le plus grand bonheur des paroisiens fidèles
Juste avant que la mort ne vienne à mon chevet
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