|

Si vous me demandez ce que j'admire en elle
Qui laisse dans mon cœur libre cours au désir
Je réponds d'un seul trait, son âme solennelle,
L'émeraude en ses yeux que je veux acquérir
Vous parler simplement de cette perle exquise
Mêle aux mots émouvants, le parfum des lilas
Sur les draps de satin, son corps est une église
Où je meurs chaque soir aux lianes de ses bras
Un ange avec amour souvent la fait sourire
Son visage est divin et plonge mon esprit
Dans le bouquet d'œillets qu'un poète respire
Quand le printemps s'invite au soleil du Midi
Si je me laisse aller au souffle qui m'inonde
Je vais vous racontez, nos ébats à genoux
Dans un grenier Normand sur une paille blonde
Aux jours dorés de juin, mais ça reste entre nous
Quand la brise à mon gré, se faisait opportune
Dans ce Paradis d'or, mes doigts se délectaient
Je n'aurais rien changer pour toute une fortune
Devant tant de trésors, mes yeux s'émerveillaient
Sous le linon léger, sa poitrine battante
D'une grâce infinie affolait mon regard
Et son sanglot d'oiseau, d'une source élégante
S'écoulait dans mon cœur tel un ruisseau Lombard
Cette onde capiteuse, exhalant la verveine,
La feuille d'aubépine et l'odeur des foins mûrs
En baume caressant à l'ombre souveraine
Ombre mélancolique enluminait les murs
L'amour naissait en nous, de vagues languissantes
De rêves évanescents au magique pouvoir
Modelait son teint clair de larmes séduisantes
Je devenais géant sans même le vouloir
Dans son regard d'ébène un embrun de pétales
Récompensait mes sens, de même ma ferveur
Son plaisir raffiné d'une onde cérébrale
Imageait d'un soleil les fibres de mon cœur
|