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La promesse des fleurs

le mercredi 26 décembre 2018, à 15:33. Posté par plumeflore


    Une vague colline, émouvante splendeur
    Monte à l'assaut des jours, arrose ma mémoire
    Au son d'une fontaine un trouble maraudeur
    Avec délicatesse ouvre la vieille armoire

    Tout comme une maman qui vous prend dans ses bras
    L'écho d'un tendre émoi, vient ranimer l'enfance
    Et le doux rossignol retrouve son lilas
    Alors renaît en moi l'image d'une France

    Gardant au coin du cœur l'amour de son écrin
    La tendresse des ans attiédis sous les feuilles
    Que ne connaitrons point les enfants de Martin
    Ces jours ensoleillés cernés de chèvrefeuille

    Qui chantent dans mon for plus que ces lieux communs
    Sans romantisme aucun, sinon le vilain vice
    Au désastre roulant des métros et des trains
    Que pointe de l'index cette folle injustice

    Les vivants souvenirs restent de bon aloi
    Je préfère à Paris la lumière des pierres
    Revoyant mon clocher, je retrouve la foi
    Celle des épis mûrs, pas celle des prières

    Je guette prisonnier la promesse des fleurs
    Là-bas un chêne obscur étreint en son écorce
    Le soleil insensé dissonant les malheurs
    D'un gracile frisson devenant une force

    Pour un regard de source il m'arrive souvent
    De creuser le sillon de mon âme attendrie
    D'un parfum de muguet, d'embellir le présent
    Du terroir séculaire où l'aube sanctifie

    Le moindre rendez-vous de la prime saison
    Du ludique baiser que trame une cerise
    En la main épousée avinant la raison
    D'un rêve fraternel, jusqu'au seuil de l'église

    Divins coquelicots, qu'un nombre d'or bénit
    Quand flambe la forêt, neigeuse d'aubépines
    Qui laisse dans la bouche une saveur de fruit
    Sur la terre ancestrale où courent mes racines

    Je me tourne parfois quand avril apparaît
    Sublime à tout égard, Vers la draille angélique
    Menant à l'abreuvoir, semblable aux jours de mai
    Qui attachent à mes yeux un ruban romantique

    Au prénom de Sylvie et l'appel d'un ruisseau
    Un beau sentier d'estive envahit mon automne
    Le silence est en moi plus riche qu'un oiseau
    Alors revient le chant que la fontaine entonne

    Sans cesse chaque jour au centre de Bavans
    J'y revois un enfant aux pages de l'eau vive
    A lâge des bouquets, des regards alléchants
    Adolescent rêveur que chaque ange captive

    La main pleine de fleurs, reprend son bel envol
    De la clarté des Cieux, je froisse la pénombre
    Ce soir un pur élan souffle l'or sur mon sol
    Et renaît en mon coeur les étoiles sans nombre

    Un arbre de l'orée, église des époux
    Accueille maint été la lettre solennelle
    D'un amoureux vieillard, récitant à genoux
    L'Hosanna du passé qu'une larme cisèle


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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le mercredi 26 décembre 2018, à 23:45
Bonsoir Marc, très touchant poème qui effleure les souvenirs comme une douce caresse. Cette Reine nature que vous savez si bien décrire avec tant de délicatesse et amour, c'est sublime. Merci de ce doux partage.
Belle soirée !
Debbie

trew1 le jeudi 27 décembre 2018, à 17:09
beau joyeux poeme n petit peu trop long? charmante inspir bravo

gerleg le vendredi 28 décembre 2018, à 15:34
Que dire de plus face à un tel déferlement de rimes si bien ajustées.
Gerleg.

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