|

Par ses sources, ses bois, ses montagnes sereines
Son terroir enfiévré qui me charme toujours
Que ce soit aux lavoirs de ses vieilles fontaines
Le voila qui m'invente un voyage au long cours
Son visage a pour moi, la beauté d'autres terres
Séculaire du lieu le Doubs avec langueur
Y promène ses eaux, ses remous légendaires
De rocher en rocher, son lit ambassadeur
Au miroir de Morteau, reflète les façades
Son émeraude claire infuse chatoyant
Les éclats du soleil, les gemmes colonnades
En comblant de ses ors le terroir paysan
Sur les rives, son dais, d'herbe fine et de soie
Enchante le baigneur, le peintre et le pêcheur
Il faut dire qu'au soir, quand l'eau vive flamboie
L'attendrissant tableau se marie au bonheur
Le vert étire au loin ses multiples coupoles
Villages imprécis, au milieu de nul part
Pareil au papillon que chaque fleur affole
Je cultive mes vers de Ornans au Mont-Bart
En fleurant tes iris, le foin de tes collines
Je voudrais te louer mon pays de sapins
Aux beaux jours de l'été, quand tes eaux argentines
Se mélangent en mon coeur avec l'art Byzantin
|