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Ne pouvant lui pourvoir ni châteaux, ni palais
N'étant pas né bourgeois encore moins prospère
Aux pages du présent, aujourd'hui je voudrais
N'ayant que mes deux bras et mon âme solaire
Assigner ces doux vers qui croissent dans le chœur
Tel pompeux œillets au jour du mariage
Que l'eau vive des mots arrose sa douceur
Son sourire enfantin, que ma plume à l'image
De l'empire de mai, dépose du soleil
Les ruisseaux du sous-bois sous ses cils mésange
Que l'encre de mon cœur procure à son sommeil
Le concert absolu sous les ordres d'un l'ange
Que vaincu par amour et par la volupté
Une nymphe divine allume en moi l'aurore
Inscrive à tout jamais le sceau de la beauté
Qu'une aura sans pareille avec art remémore
Le calice enflammé du vénéré Ronsard
Au plaisir d'immoler sa sainte roseraie
Qu'en liant paille et fleurs ma ballade étendard
Au tableau de ses yeux, de la limpide craie
Pour tresser le soleil aux lignes de son coeur
Qu'au clair de son regard, ma plume s'émerveille
D'un poème inconnu, devienne son bonheur,
Visage de la grâce en berçant son oreille.
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